Professeure vacataire à la faculté de droit de Nancy – Université de Lorraine, j’enseigne la psychiatrie fondamentale et la psychiatrie criminelle au sein du Diplôme Universitaire de Victimologie et Criminologie depuis quelques années maintenant.

Et ainsi, le mois de juin, au grand damne des étudiants, rime avec partiels, mémoire et grand oral. Après une pause de 2 mois, nous reprendrons le même rythme début septembre pour la 2ème session avant de démarrer une nouvelle année universitaire en octobre.

Et qui dit partiels, dit sujets de partiels. Et là, l’ensemble des promotions d’étudiant.e.s qui suivent mes cours, vous dira qu’avec Madame Selme, cela rime aussi et surtout avec sujets d’actualité et questions capillo-tractées.

Je vous partage avec plaisir le sujet de ce mois de juin 2024 et vous laisse à loisir de vous essayer à composer. Les étudiants ont une heure pour traiter.

Mme H.SELME session juin 2024 D.U. DE CRIMINOLOGIE et DE VICTIMOLOGIE SUJET DE PSYCHIATRIE CRIMINELLE

_______________________________________________________________________________________________________

Vous disposez d’une heure pour rédiger, en faisant appel aux notions abordées en cours.

Aucun document n’est autorisé.

Choisissez entre la question 1 et 2 (14 points). La question 3 (6 points) doit être traitée par tous.

1/ SUJET N°1

Toutes les personnes souffrant de schizophrénie sont-elles irresponsables pénalement des infractions pénales pour lesquelles elles sont jugées ?

Après avoir exposé avec précision ce qu’est la schizophrénie, produisez un argumentaire construit, détaillé et rigoureux répondant à la question. Vous pouvez utiliser des exemples pour illustrer vos idées. Appuyez-vous sur les cours de l’année universitaire.

2/ SUJET N°2

Affaire Maëlys

Nordahl Lelandais, un homme aux deux visages : revivez la deuxième journée du procès

« J’ai bien donné la mort à Maëlys, je ne voulais pas », a assuré lundi Nordahl Lelandais, 38 ans, accusé du meurtre de la fillette à l’été 2017. Comme hier, la journée de mardi était dédiée à l’examen de la personnalité de l’ancien maître-chien, avec les témoignages de ses proches. Revivez les débats.

Le Républicain Lorrain – 01 févr. 2022 à 17:43 | mis à jour le 02 févr. 2022 à 07:51 – Temps de lecture : 13 min

Quatre ans et demi après les faits, Nordahl Lelandais, 38 ans, comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de l’Isère à Grenoble pour le meurtre de de la petite Maëlys, 8 ans, à l’été 2017. Déjà condamné à 20 ans de prison l’an dernier pour le meurtre du caporal Noyer, l’accusé a présenté ses excuses à la famille de Maëlys lundi au premier jour du procès, comme il l’avait fait devant les parents d’Arthur Noyer. « Je veux leur présenter mes excuses, j’ai bien donné la mort à Maëlys, je ne voulais pas lui donner la mort, je vais m’expliquer sur les faits au cours de l’audience », a-t-il déclaré depuis le box en réprimant des sanglots. Dans la continuité de lundi, la deuxième journée a été dédié à l’examen de la personnalité de Nordahl Lelandais. Des anciens amis et une ex-compagne ont été entendus, tout comme son frère Sven, dont le témoignage a été considéré comme « lisse » par les avocats des parties civiles. Tout le contraire des passages à la barre de Coralie et Nazim, des anciens amis de Nordahl Lelandais, qui l’ont supplié de livrer la vérité. « Il t’est passé quoi dans la tête quand t’as fait monter Maëlys dans ta voiture ? T’as eu une pulsion sexuelle ? Regarde les parents ! T’as pas d’empathie et de culpabilité, tu ressens pas ces émotions », s’est emportée la première dans l’après-midi avant une suspension de séance. Les témoins ont tous affiché leur incompréhension face aux faits, mais ont aussi livré leurs souvenirs d’un homme aux deux visages, « serviable » mais « menteur », abîmé par son expérience dans l’armée et impulsif, comme l’a rappelé son ex-compagne qui a fait état d’une violente dispute lors de leur séparation. En fin de journée, lors du témoignage de Coralie, Nordahl Lelandais a tenu à s’excuser « auprès de mes amis de les mettre dans l’incompréhension ». Le procès est prévu pour trois semaines et le verdict est attendu le 18 février.

17h26 : Fin de cette deuxième journée du procès de Nordahl Lelandais. Merci d’avoir suivi ce direct. Les audiences reprennent ce mercredi à 9h.

17h03 : L’audience reprend avec le témoignage d’un ancien ami : « Avant d’être le meurtrier d’Arthur et Maëlys, c’était juste notre pote, Nono » Nazim, dont le témoignage avait marqué les esprits lors du procès pour le meurtre d’Arthur Noyer se présente à la barre. « La petite fille n’est plus là et c’est à cause de mon pote », lance-t-il d’emblée. « Je ne la connaissais pas et pourtant, je pense à elle tous les jours, quand je regarde mes enfants. » La mère de Maëlys, Jennifer, ne peut retenir ses larmes. Il poursuit : « On sait tous comment ça va finir dans trois semaines. Mais je reste persuadé que quelque part il y a une explication. Je sais que c’est très dur parce que Nordahl ne parle pas. Aujourd’hui, faudrait qu’il prenne conscience qu’il a une seule chance d’être condamné en homme compris. (…) Avant d’être le meurtrier d’Arthur et Maëlys, c’était juste un citoyen. C’était juste notre pote, Nono. (Il s’adresse à Lelandais) Jugé et condamné, tu le seras Nordahl. Tout le monde connait la fin de la pièce de théâtre. Tu n’as qu’une seule chance de dire la vérité, c’est maintenant ». La prise de parole de Nazim est spontanée, claire, posée. Aucun avocat n’a de question à lui poser et la présidente prie le témoin de quitter la salle.

16h28 : Coralie s’adresse à Lelandais : « T’as pas d’empathie et de culpabilité, tu ressens pas ces émotions » La présidente interroge la témoin sur le moment des faits. « Je lui ai demandé ce qu’il avait fait au mariage au moment de la disparition, il m’a dit qu’il fumait une clope. Je me posais des questions parce que je sais que s’il n’y avait été pour rien, il serait allé chercher ses chiens pour participer aux recherches. » Elle s’adresse directement à Lelandais : « Il t’est passé quoi dans la tête quand t’as fait monter Maëlys dans ta voiture ? T’as eu une pulsion sexuelle ? Regarde les parents ! T’as pas d’empathie et de culpabilité, tu ressens pas ces émotions. J’ai envie de vomir. » La témoin se sent mal, on lui apporte une chaise. « Tu diras pas la vérité pour ton image Nono. Ils te voient déjà comme un monstre, ça ne sera pas pire, poursuit Coralie. T’as tué des gens et pourquoi pas nous ? On se la pose cette question […] Elle avait fait quoi ? Elle s’amusait ! Elle était juste là au mauvais endroit au mauvais moment (…) Tu le sais que t’es très intelligent. T’avais regardé pour Arthur (Noyer) combien de temps mettait un corps pour se décomposer. » La présidente invite Lelandais à répondre. « Je m’excuse auprès de mes amis de les mettre dans l’incompréhension », déclare-t-il. Son avocat, Me Jakubowicz, intervient : « On doit l’interroger sur sa personnalité et on l’interroge sur les faits ! Il y a un problème de méthode ici »

L’audience est suspendue jusqu’à 16h50.

16h20 : « Il parlait de gens qui se faisaient tuer », se souvient Coralie après que Lelandais a quitté l’armée. Comme d’autres témoins avant elle, Coralie évoque l’attitude changeante de Lelandais après sa décision de quitter l’armée. Il lui confesse qu’il aurait vu des choses choquantes et traumatisantes en mission : « Il parlait de gens qui se faisaient tuer. Il n’arrivait pas à dormir. » Il faut rappeler que Nordahl Lelandais n’a jamais combattu avec l’armée.

15h55 : Nouveau témoin à la barre : une amie de Nordahl Lelandais. Coralie, amie de longue date de Nordahl Lelandais et compagne de Fabien, entendu dans la matinée, se présente à la barre. La femme de 38 ans commence : « C’était pas quelqu’un de mauvais ou méchant. Il était sympathique, marrant. On a passé énormément de temps ensemble, il était protecteur avec moi. » Elle semble émue, demande de l’eau, s’excuse de son silence. Puis elle charge Nordahl Lelandais : « Quand il part sur un truc, il reste dans son mensonge. Il a un mental dur. » Elle évoque la sortie de sa première garde à vue, après laquelle Lelandais répond à des journalistes de TF1 au téléphone : « Dans sa voix, on sent que ce n’est pas sincère ». La présidente aborde les relations amoureuses de l’accusé et le fait qu’à « chaque fois qu’il se séparait, c’était jamais de sa faute ». Coralie acquiesce : « C’est ça, c’est toujours la faute des autres »

15h50 : L’avocat de la défense interroge Sven Lelandais. Me Jakubowicz questionne Sven Lelandais sur le retour de l’armée de Nordahl : « A votre avis, il n’y a pas une certaine justification à ce qu’il revienne différent après quatre ans ? ». Sven Lelandais acquiesce, Me Jakubowicz poursuit : « Vous avez dit qu’il était bipolaire mais vous n’êtes pas psychiatre. Alors expliquez ce que vous vouliez dire… » Réponse du frère : « Un jour il était normal et le lendemain il pouvait être différent… un peu comme tout le monde ». Le témoignage de Sven Lelandais touche à sa fin. Le frère de Nordahl a annoncé sa volonté de changer de nom et de prénom pour trouver du travail. « Pour avancer dans la vie. C’est pour ça que je fais les saisons. Je pars pendant des mois pour penser à autre chose ».

15h23 : Le témoignage de Sven Lelandais « très lisse » pour l’avocat du père de Maëlys. Me Boguet, l’avocat du père de Maëlys, prend la parole et s’adresse à Sven Lelandais : « Vous nous livrez quelque chose de très lisse, alors qu’on est en quête d’un peu de vérité. C’est un peu ‘circulez, y’a rien à voir’ ». Sven Lelandais répond : « C’est mon ressenti. Jamais d’embrouille avec Nordahl. ». Un des avocats des parties civiles reprend les déclarations de Sven en 2018, qui avait évoqué une « maladie » chez son frère. Réaction du témoin : « Je pense que Nordahl a eu un problème psychologique, qui n’était pas décelable. Avec la drogue, l’alcool, c’est parti en vrille. »

15h12 : « Qu’il se soulage car beaucoup de monde attend la vérité », lance Sven Lelandais. La présidente demande à Sven Lelandais s’il a quelque chose à dire à son frère. Réponse : « Qu’il se soulage car beaucoup de monde attend la vérité. Ça ne pourra lui faire que du bien que d’expliquer. Parce que la famille de la petite comme la nôtre, on est des dommages collatéraux. Je pense que ça peut être une bonne solution pour s’apaiser intérieurement ». La présidente : « Vous pensez qu’il n’a pas tout dit ? ». Sven Lelandais : « Ce qui doit être dit, il le dira. Je l’aime et il me manque. »

14h45 : « Quand il parlait, il y avait de la sagesse » : Sven Lelandais entre dans le détail des relations avec son frère. La présidente évoque des « échanges vifs » entre les deux frères relevés lors des écoutes téléphoniques. « C’est moi et ma jalousie. Pas dans les liens mais dans l’aspect matériel. C’est ma personne, je suis jaloux, je suis jaloux », répète Sven Lelandais, avant de poursuivre à propos de son frère : « Quand il parlait, il y avait de la sagesse, donc j’écoutais. ». Sven Lelandais fait état d’un homme qui « a toujours été un travailleur ». La présidente Valérie Blain tique : « Les personnes qu’on a entendues jusqu’à présent ne disent pas la même chose ». Elle enchaîne en le questionnant sur les sorties de route de son frère et le fait qu’il ait incendié un restaurant (en 2008, ce pour quoi il sera condamné à un an de prison ferme). Réponse du frère : « Il était jeune. Qui n’a pas fait d’erreur ? »

14h07 : L’audience reprend, Sven Lelandais se présente à la barre. Sven Lelandais, le frère de Nordahl, se présente à la barre pour déposer devant la cour. Dans un premier temps, cet homme de 40 avait annoncé son refus de se présenter au procès. Mais la présidente avait demandé à ce qu’il soit recherché et Sven Lelandais a finalement consenti à se rendre à Grenoble. Sven débute : « Ce n’est pas quelqu’un de violent. Je ne l’ai jamais vu s’emporter avec qui que ce soit. Il avait beaucoup d’amis, on avait une famille aimante, tout allait bien. Je n’ai rien décelé. » Les qualités de son frère ? « Il aide les autres », répond Sven Lelandais. « Il est serviable », traduit la présidente. C’est la troisième fois au moins que ce qualificatif revient lors de ces deux premiers jours de procès. « La drogue et l’alcool, ça a amplifié. Je pense que c’est à cause de ça qu’il est parti en vrille », poursuit Sven. La présidente confronte Sven à une déclaration de la soeur hier (« Ca a merdé quelque part » pour expliquer qu’aucun des trois n’avait de vie normale). « J’appellerais ça le Karma », répond Sven Lelandais.

13h55 : Le témoignage du frère de Nordahl Lelandais attendu. L’audience doit reprendre d’une minute à l’autre avec de nouveaux témoignages des proches de Nordahl Lelandais. Son frère Sven, qui avait dans un premier temps refusé de se présenter, est attendu à la barre. Pour Me Rajon, avocat de la maman de Maëlys, Nordahl Lelandais « peut basculer dans des accès de violences psychologiques et physiques » (via Le Dauphiné Libéré)

12h30 : L’audience est suspendue jusqu’à 14 heures. L’occasion de revenir sur cette matinée aux assises de l’Isère avec Stéphane Blezy, journaliste au Dauphiné Libéré.

11H50 : « Les gens ont besoin de la vérité Nordahl » : Fabien interpelle son ancien ami. Fabien revient sur la première garde à vue de Nordahl Lelandais. Il dit avoir été « troublé » par le comportement de ce dernier à sa sortie : « Il nous avait dit que c’était pas lui. Mais c’est vrai qu’il nous avait semblé pas très concerné. Une chose m’avait troublé : il ne nous avait pas demandé si on le croyait. On parlait pas d’un vol de vélo, on parlait d’une petite fille ». Le témoin se tourne vers Lelandais : « Les gens ont besoin de la vérité Nordahl. Il faut que tu dises à ses parents même si c’est horrible sans doute ce que tu as fait. Tu leur dois, tu sais que c’est fini de toute façon ». L’avocat général s’adresse au témoin : « Pensez-vous qu’il dira la vérité ? ». Quelques secondes de réflexion s’écoulent, Fabien répond : « Jamais à 100% ».

11h15 : Un nouveau témoin à la barre. Fabien, 36 ans, est un ami de Nordahl Lelandais. Ils se sont connus en 2010. « Je n’ai pas grandchose à vour dire honnêtement. Je suis désolé d’être là, désolé pour la petite, désolé pour le caporal. Je comprends pas comment on fait pour en arriver là. C’est pas la drogue ou l’alcool, pour moi on sait ce qu’on fait. (…) J’ai rien vu. Pourtant, j’analyse beaucoup, c’est ma personnalité. » Il poursuit : « Nous (avec sa compagne) on a évolué, on a eu des enfants, on s’est posé. Un appartement, une maison. Lui ça revenait toujours au point de départ, il retournait chez ses parents. » Il pointe l’instabilité professionnelle de Lelandais : « Il ne pérennisait pas, il ne pouvait pas évoluer ». La présidente demande : « Avait-il tendance à enjoliver les choses pour briller ? ». Réponse du témoin : « Oui, ça arrivait. Il y avait une partie de vérité mais arrangée à sa sauce. » Il donne des exemples : « Quand je lui prêtais ma voiture, tout le village m’appelait pour me dire qu’il faisait le fou avec, mais quand je lui demandais, il niait. » Ou encore : « Si on laissait traîner un billet de 50 euros, il pouvait le prendre et dire après que c’était dans le but de nous le rendre ». « Il avait une part d’ombre », assène Fabien.

11h : Les avocats de la défense interrogent l’ex-compagne. Me Jakubowicz, l’avocat de Nordahl Lelandais, et sa collaboratrice Me Pariat, questionnent Vanessa : « Il ne vous a jamais forcée à une pratique sexuelle quelconque ? ». « Non », répond la témoin. A une nouvelle question, elle répond qu’il ne l’a jamais frappée. Enfin, elle confirme que Nordahl Lelandais n’a jamais eu de relation équivoque avec son fils. A l’époque du procès pour le meurtre d’Arthur Noyer, elle avait déclaré : « Si c’est lui, c’est un pétage de plomb ». Me Jakubowicz lui demande si elle confirme ces propos. « Oui, je ne comprends pas. Ce n’est pas l’homme que j’ai connu », répond l’ex-compagne.

10h35 : Vanessa était tombée enceinte de Lelandais. Un avocat pose la question à la témoin. Réponse de l’intéressée : « J’ai décidé d’avorter moi-même. Je lui avais fait part de mon choix. » Sa réaction ? « Je ne me souviens plus trop. Je me souviens qu’il aurait voulu le garder ». Elle précise qu’elle n’a pas subi de pression de la part de Lelandais.

10h10 : « On s’est chamaillé » répond Lelandais à son ex-compagne. Nordahl Lelandais est invité à prendre la parole : « Pour la dispute, ça n’a pas été si violent que ça. On s’est chamaillé. Je ne me souviens pas de t’avoir jetée sur le lit. Si tu le dis, c’est peut-être vrai ». Face-à-face entre l’accusé et son ex-compagne. « Mon dos te dit merci », lance Vanessa. Elle mime la scène. « Tu était en colère, tu avais les yeux noirs, tu étais quelqu’un d’autre ». Lelandais répond : « Tu oublies un épisode, la bague que tu m’as rendue, tu m’as insulté ». Sur la question des vidéos de leurs ébats, Lelandais assure que Vanessa était au courant : « Elle dit sur la vidéo ‘ne filme pas trop haut’ ». « Il faut la diffuser cette vidéo ? », demande cyniquement la présidente. « On peut lui économiser ça je pense », répond Lelandais.

9h50 : Des disputes « assez violentes ». Vanessa évoque des « désaccords et des disputes assez cash, assez violentes ». Dans un sanglot, elle parle de son fils : « Mon fils avait été témoin de disputes avec lui, il faisait des cauchemars chez son père, il ne voulait plus me laisser seule, à quatre ans il pensait que c’était à lui de me protéger. » Alors qu’elle veut le quitter, une dispute particulièrement violente éclate. Et des menaces : « Il disait qu’il allait me jeter en haut de la Dent du chat, qu’il allait me faire bouffer le carrelage. Il m’a attrapé par le bras et m’a amenée dans la chambre, il m’a secouée et jetée sur le lit. Il a ensuite fait le geste d’un coup de tête. On est retourné dans la cuisine et je l’ai pris dans mes bras et ça l’a calmé. On est sorti prendre l’air, en rentrant on s’est encore disputé. Il voulait avoir un rapport avec moi, je ne voulais pas alors il a dit : ‘Je trouverai d’autres putes si tu ne veux pas’ ». Son ex-compagne le décrit comme « charmeur, marrant, serviable. Mais c’est aussi quelqu’un de très colérique ». Elle concède avoir déjà accepté des rapports avec lui juste pour être tranquille. Nordahl Lelandais est invité à prendre la parole : « Pour la dispute, ça n’a pas été si violent que ça. On s’est chamaillé. Je ne me souviens pas de t’avoir jetée sur le lit. Si tu le dis, c’est peut-être vrai ».

9h30 : Filmée à son insu et diffusée sur un site pornographique. La présidente questionne l’ex-compagne sur leur entente sexuelle. « On avait une bonne entente, mais sur certaines choses je n’étais pas d’accord. J’ai été filmée à mon insu et diffusée en 2015 sur Youporn, bien après notre séparation », répond-elle, expliquant qu’elle a déposé plainte mais que cela a été classé sans suite faute de preuves. Elle poursuit : « On ressent un viol interactif. (…) J’ai ressenti beaucoup de dégoût, il y a un nonrespect de la femme et des personnes autres que lui. »

9h10 : L’audience reprend avec le témoignage d’une ex-compagne. Vanessa, 34 ans et ex-petite amie de Nordahl Lelandais, va déposer à la barre pour ouvrir cette deuxième journée de procès. Ils partageaient une passion pour les malinois et ont été ensemble plusieurs mois. Elle évoque « une séparation difficile », même s’ils ont « passé de bons moments, comme c’est le cas dans beaucoup de relations au début ». Elle décrit quelqu’un de « marrant, accueillant ».

9h05 : Le programme de cette deuxième journée. La cour devrait continuer l’examen de la personnalité de Nordahl Lelandais avec ses proches. Après sa demi-soeur et sa mère lundi, son frère, une ancienne compagne et des amis devraient se présenter à la barre aujourd’hui. Son frère Sven avait dans un premier temps refusé de se rendre à l’audience, avant de finalement annoncer sa présence à la cour dans la journée de lundi.

9h : Nordahl Lelandais est arrivé au tribunal. Le convoi transportant Nordahl Lelandais est arrivé peu avant 9h ce matin au tribunal de Grenoble. La deuxième journée de son procès devrait débuter d’une minute à l’autre.

En vous appuyant sur vos cours de l’année universitaire, expliquez, dans un argumentaire construit, détaillé et rigoureux, pourquoi et comment cet article repris du journal LeRépublicain Lorrain fascine les lecteurs.

3/ SUJET N°3

Question pour un.e champion.ne

(vos réponses doivent être précises, seul le nom exact de la pathologie ou du trouble est accepté)

1/ je suis un trouble du développement d’origine neurologique ; j’altère les interactions sociales et parfois la communication ; Je mets en place des intérêts restreints et répétitifs ; je suis …

2/ je suis une pathologie mentale qui apparaît généralement entre 15 et 25 ans ; je produis des délires et parfois des hallucinations ; je restreins la vie sociale et je provoque une dissociation pathologique ; je suis….

3/ je suis une pathologie mentale qui apparaît entre 15 et 30 ans ; je peux m’exprimer par une altération de l’humeur ; la tachypsychie, l’agitation psychomotrice et la mégalomanie sont des symptômes de ma phase dite maniaque ; je suis…

4/ je suis une pathologie mentale qui peut apparaître dès l’enfance mais qu’on retrouve généralement chez l’adulte jeune ; je permets de canaliser des angoisses majeures ; je provoque des comportements de vérifications, de comptage, de propreté entre autre ; je suis …

5/ je suis une pathologie mentale qui provoque un état délirant avec une conviction inébranlable ; je suis à l’origine de l’agression/mort de certaines personnalités publiques ; on m’appelle aussi le syndrome de Clérambault ; je suis …

6/ je suis très mal connu du grand public ; j’alimente les blogs des adolescent.e.s, on me confond régulièrement avec la schizophrénie ; alter et hôte font partie de mes symptômes ; je suis le résultat d’une dissociation traumatique grave ; je suis…

Bon courage

Merci de soigner votre écriture et votre orthographe. Je refuse de lire les copies à voix haute

pour les comprendre !

Laisser un commentaire