Nous avons tou.te.s été une fois confronté.e.s à une émotion désagréable, un ressenti pénible et nous le relions au mot qui réfère en nous. Soit parce qu’on l’a appris précisément soit parce qu’on l’a entendu souvent sans comprendre ce qu’il signifie réellement.

Alors aujourd’hui, je vous propose de distinguer ces 4 notions et de vous en expliquer le sens et ce à quoi il correspond.

La PEUR est une émotion puissante et profonde qui se manifeste lorsque nous sommes confronté.e.s à un danger. Elle permet d’enclencher les mécanismes physique et psychique de réaction au danger. Et c’est ainsi, notre instinct de survie qui est alors aux commandes de la chaîne de réactions qui s’en suit.

Je ne vais rien réécrire sur l’ANXIETE car je trouve la définition du Larousse Médical juste et précise, accessible.  » S’il existe une anxiété « normale » qui améliore l’apprentissage et les performances, l’anxiété peut aussi devenir pathologique… Elle comporte trois caractères principaux : pressentiment d’un danger vague et imminent, réactions physiques variées (sensation d’étouffement, palpitations, sueurs, sécheresse de la bouche, vertiges, tremblements, troubles du transit), impression pénible d’impuissance ou de faiblesse devant la menace, chaque symptôme venant renforcer le qui-vive « 

L’ANGOISSE se définit par sa part inattendue, brutale et inopinée. Elle est la résultante d’un mal-être, d’une appréhension face à la peur d’un danger ou face à une introspection existentielle. elle est inhérente à l’être humain. C’est une expérience fondamentale dans la construction psychique des Humains.

Là encore, je ne vais par modifier ce qu’a très bien écrit l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) quant au STRESS : Il « est une réaction de l’organisme face à toute demande de changement ou d’adaptation. Il peut être bénéfique ou néfaste selon notre interprétation et notre capacité à y faire face. » J’ajouterai toutefois, qu’il est en premier lieu une réaction physique. C’est seulement dans un second temps que l’être humain le vit de façon psychique.

Comprendre ce que l’on vit, mettre des mots dessus, permet de donner du sens et de prendre du recul vis-à-vis de son vécus parfois envahissant.

L’angoisse est un phénomène qui peut être violent lorsqu’il atteint son paroxysme au travers de l’attaque de panique, aussi comprendre ce qu’elle est, permet de la dédramatiser et de vivre la crise avec un peu moins d’intensité.

Une attaque de panique ne dure pas, elle se résout systématiquement. Elle monte brutalement en intensité, sans signe avant-coureur, jusqu’à atteindre un plateau, plongeant celle.lui qui la subit dans une sensation de mort imminente, une terreur. Puis sans aucune intervention d’aucune sorte, elle perd en intensité pour un retour à la (presque) normale.

Il existe de multiples façons d’appréhender ces différents inconforts, ces tempêtes internes. Et ce n’est pas ici que je vais le développer plus avant. Simplement parce qu’il y a de très nombreuses méthodes et qu’elles doivent être individualisées, personnalisées, adaptées à la singularité de chacun.e.

Cependant, pour gérer et faire face immédiatement, c’est la respiration (quelqu’elle soit) qui ramène dans l’ici et le maintenant, elle recentre en dedans de soi. Il n’existe pas de remède miracle, de méthode magique, c’est dans la répétition quotidienne et dans l’entraînement qu’on voit des résultats.

Pour que la fréquence et l’intensité de ces phénomènes s’érodent de façon pérenne et notable, c’est le travail d’introspection et d’apprentissage de soi et de ses fonctionnements psychiques qui est le plus probant. Une invitation au plus beau des voyages

 » Se choyer un peu chaque jour, c’est s’offrir du bonheur pour l’éternité » HSelme

Hélène SELME 🌱🌱

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