Avec la nouvelle année, vient son corolaire de bons vœux et autres souhaits. Et le vœu le plus désiré et le plus offert en ces premiers jours de janvier est celui de la bonne santé. Mais qu’est-ce que la santé ? L’Organisation Mondiale de la Santé la définit comme : « un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Puis l’O.M.S. développe encore son propos en spécifiant la santé mentale comme un : « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

La santé mentale est une notion relativement récente dans sa conception actuelle. C’est au XVIII-ème siècle que la folie est reconnue comme une composante (lointaine) de la médecine. Les décennies, depuis lors, ont vu évoluer cette notion qui d’hygiène mentale deviendra la santé mentale. Cette notion recouvrera, à ses débuts, l’absence de maladie mentale ; elle ne sera donc abordée que du point de vue médical. Depuis la santé mentale a intégré les notions de bonheur, d’épanouissement personnel, de famille, de relations interpersonnelles, de contribution à la communauté (Office of the Surgeon General). 

La chanteuse Pomme parle librement de sa santé mentale (https://youtu.be/RIPWQ6ipV7Q), de ce qu’elle a ressenti et c’est grâce à ces interventions de personnes publiques que les questions de santé mentale, de ses défauts et dysfonctionnements sortent de la sphère des tabous et laissent entrevoir à tou.te.s la « normalité » des fluctuations de la santé mentale et les façons d’y faire face.

Nous verrons aussi comment les injonctions sociétales nous enjoignent au bonheur permanent et à l’obligation d’aller bien tout le temps. Les réseaux sociaux participent à ces injonctions. Chacun ne montrant que les phases de bonheur. Et lorsque quelques images écornant le bonheur sans faille sont postées, elles sont esthétisées, romancées pour les rendre acceptables. Et qu’on le veuille ou non, lorsque ces images sont omniprésentes, elles deviennent insidieusement la normalité. Pourtant cette vie d’images édulcorées, romantisées, esthétisées n’est pas la vraie vie et que ça vient empêcher de s’adapter à la réalité, à ses hauts et ses bas. Normalisons le mal-être passager ou plus long, parlons-en pour que la prise de conscience permette un meilleur accès aux soins de santé et de bien-être mental.

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