Comme je vous le disais sur les réseaux sociaux, je n’ai pas été très productive sur le blog la semaine dernière. Malgré cela, j’ai fait des recherches car j’avais prévu d’écrire un article sur les thérapies brèves. L’article sera écrit, promis. Mais aujourd’hui je vais être obligée de le reporter car j’ai eu une autre idée. D’ailleurs, un grand merci à Marine, à notre précieuse amitié, d’avoir inspiré cet article. 

M.Fernbach

Je reviendrais donc un peu plus tard sur ce que sont les thérapies brèves. 

Aujourd’hui, je voulais vous parler de mes métiers. Celui d’avant et celui d’aujourd’hui. Ce qu’ils ont en commun au niveau atomique. 

Pour l’anecdote et pour vous situer le personnage, avant, en tout premier, j’étais tourneur fraiseur en commandes numériques. J’ai passé un baccalauréat F1 en génie mécanique, productique industrielle. Puis je me suis engagée dans un BTS. J’ai malheureusement été confrontée à tellement de sexisme (je vous raconterai peut-être l’histoire un jour) que j’ai changé d’orientation professionnelle. 

Je suis alors devenue infirmière et 15 ans plus tard je suis devenue cadre de santé. 

Je pense que c’est le métier le moins connu dans le monde de la santé. 

D’un point de vue purement administratif, le cadre de santé est le supérieur hiérarchique de bien du monde, de l’aide-soignant au kinésithérapeute, au diététicien en passant par le manipulateur radio, l’infirmier et tant d’autres. Pour faire simplissime, il a pour mission d’organiser les soins, de faire tourner les services de soins et d’assurer la sécurité des soins dispensés aux patients. Il est la roue dentée entre les équipes et la direction.

De mon expérience (plus de 8 ans), une autre définition est devenue mon évidence. Le cadre de santé est le facilitateur du travail (professionnel) des autres. C’est la définition qui me sied le plus, celle qui représente le mieux ce métier. Mon travail était en tout premier et sans aucune concession possible de m’assurer que le patient était, est et sera toujours au centre de tout l’univers de la santé. Ma mission était ensuite de faciliter le travail de tous les faiseurs de soins, de mieux-être et de santé. Je me devais, de part mes connaissances, mon savoir-faire, mon savoir-être, de permettre à ces fées de l’équilibre humain de travailler sans les tracas du quotidien. Ils ne devaient pas avoir à se soucier des commandes de matériel, des partenariats nécessaire à l’activité, des décrets et autres textes de lois (je vous la fais courte et simple, parce qu’en réalité c’est quand même un chouïa plus compliqué). Je me chargeais de tout cela puis de leur restituer une version prête à l’emploi. 

J’avais pendant toutes mes années de cadre de santé gardé une activité de soins. Il est, à mon sens, indispensable de garder un pied dans la réalité des autres pour continuer de la comprendre. Et puis on ne va pas se mentir (enfin pas à vous, je vous aime bien 😁), rencontrer l’autre, l’humain c’est indispensable pour moi, pour m’épanouir. J’ai donc, pendant ces 8 ans, continué d’assurer des consultations généralistes mais aussi, souvent, spécialisées dans mes domaines de pointes : le psycho traumatisme, les urgences psychiques, la psychiatrie criminelle.

Je suis maintenant psycho-praticienne en thérapies brèves, hypnothérapeute et praticienne en EMDR. Vous aurez des définitions quasiment scientifiques dans les prochains articles. Mais vous savez quelle est la définition de mon métier actuel ? Je suis facilitateur du travail (intérieur) des autres. Face aux événements de la vie, tu possèdes en toi toutes les ressources nécessaires pour y faire face. Parfois l’événement est tel ou notre état émotionnel à ce moment là est tel que ça coince, la machine humaine que nous sommes s’enraye. Alors je viens juste faciliter la remise en route. Mes connaissances, mon savoir-faire et mon savoir-être permet à la personne rencontrée d’avancer sans les tracas de la vie.

Les autres points de rencontre entre mes deux derniers métiers sont divers. Le premier c’est le développement des partenariats. Parce que même si mes compétences sont aussi uniques que l’être humain que je suis, il m’est impossible de travailler seule. Je mets un point d’honneur à savoir orienter les personnes qui viennent me consulter si leur problématique n’entre pas dans mon champ de compétences. Mais j’ai aussi à cœur de rester une professionnelle de pointe et donc de savoir avec quel professionnel médical je dois faire équipe pour proposer au consultant un accompagnement le plus personnalisé, complet et efficient possible. 

Photo H.Selme

Le deuxième point c’est le partage des savoirs. Ce point-là existe depuis que je suis infirmière, dès le début de ma carrière. Depuis que je suis cadre de santé, il a pris un autre tournant. Et depuis 2 ans, c’est une tournure universitaire que j’ai donné à mon talent d’oratrice. 

J’aime enseigner. C’est une passion, un don, oserais-je dire. Partager mes savoirs, mes expériences et surtout, surtout échanger avec les étudiants : c’est magique. Ça donne du pep’s à mes journées. J’apprécie énormément la partie préparatoire des cours. J’aime faire de la recherche, lire des articles, des documents, des livres spécialisés. J’aime apprendre de nouvelles choses et confronter ce que je sais avec les autres abords d’un sujet, avec les nouveautés. 

Il y a beaucoup d’autres ressemblances mais aussi de différences entre les métiers que je choisis d’exercer au fil de ma vie. Et peu importe finalement, car ce sont des métiers qui me passionnent et pour lesquels je me dépasse parce qu’ils représentent et font vivre en moi mes valeurs de vie profondes. 

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